Tout en haut de votre liste de bonnes résolutions pour 2008 (ou presque) on peut lire: “Faire prospérer mon ZlioShop” ? Bravo ! Vous méritez un coup de pouce pour que vos efforts soient couronnés de succès. Voici donc l’interview d’un professionnel du e-commerce qui a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à nos questions: M. Yvan Mirochnikoff, professeur de e-commerce à Paris XII.

1 Pouvez-vous vous présenter brièvement ainsi que votre parcours professionnel et ce qui vous a amené à vous tourner vers le e-commerce ?
Après avoir commencé ma carrière comme chercheur et consultant dans le domaine des usages des NTIC dans le domaine de la formation, j’ai intégré la Société Générale dans les années 90 pour y développer des projets conjuguant organisation et informatique (poste de travail des services centraux, intranet puis internet). Travaillant dans les services bancaires, j’ai développé un incubateur interne permettant l’éclosion de nouveaux services en ligne pour nos clients. Acteur du minitel dans les années 80, la logique du e-commerce était déjà présente dans mon parcours. L’avènement d’Internet a surtout permis de booster l’offre de services et d’imaginer de nouveaux business-models. En 2000, l‘université Paris XII m’a permis de lancer une formation dédiée à ces métiers. Le masters que j’y encadre est dédié au e-commerce et répond à une demande de plus en plus importante des professionnels du secteur.


2 Quelles évolutions pensez vous que l’Internet connaisse dans les années à venir ?
Je pense que les évolutions techniques récentes offrent un nouvel espace qui ne demande qu’à être rempli : le Web 2.0 et ses réseaux sociaux qui transforme les modes de production, la synergie entre téléphonie mobile et internet qui offre de nouveaux usages et de nouvelles offres de paiement mobile, le développement du multimédia et des communautés virtuelles a atteint une maturité certaine (notamment dans le domaine du jeu et de la réalité virtuelle). De plus, les modèles économiques du Web sont beaucoup mieux maitrisés aujourd’hui et permettent d’amener des investisseurs capables de soutenir des projets ambitieux.

En transversal à ces modifications, nous constatons aussi le développement des projets trans-nationaux, avec équipes de recherches et des entreprises localisées dans de multiples pays. Le développement de centres d’excellence nationaux permettra de créer les emplois du XXIe siècle.


3 Quelles sont les qualités qui font un bon e-commerçant ?
Le bon e-commerçant est celui qui met le client au centre de ses préoccupations : il sait l’identifier, communiquer avec lui, répondre à ses besoins et offrir le service qui permettra sa fidélisation. Imaginer un bon modèle économique ne suffit pas, il faut savoir créer les partenariats qui permettront de développer la notoriété d’un site et d’offrir le meilleur service client à des coûts acceptables. Le bon e-commerçant est donc le maillon fort d’un réseau qu’il saura créer et développer.


4 Quels conseils donneriez vous aux Zlionautes pour booster leurs boutiques ?

Logiquement, je dirai donc aux Zlionautes d’imaginer au départ un site nouveau, favorisant l’interactivité avec le client et s’appuyant sur des partenaires bien choisis. Booster ses ventes passera par un référencement de qualité, et par la sélection des meilleurs articles et des meilleures offres sur un segment de clientèle ou de marché donné. Parmi les boutiques ZLIO créées par mes étudiants, j’ai relevé un concept de boutique basé sur les bonnes affaires et un autre basé sur une cible de marché très précise. Dans ces 2 cas, le concept a été bien décliné et devrait garantir le succès de la boutique.

Mais cela demande du temps et beaucoup d’énergie. Un bon Zlionaute doit donc savoir être patient et volontaire.